Mardi 14 avril 2009
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Le texte qui va suivre vient d'être écrit, je ne sais ni où il va ni même si il va
donner quelque chose de plus qu'une simple nouvelle.
Je préfère lancer ma catégorie d'Histoires avec du neuf et non du réchauffé, qui lui, suivra après un gros dépoussiérage, tout simplement pour voir si je suis encore capable d'écrire comme je le
faisais à une époque. A vous de me dire si c'est le cas ou non. A vous de juger.
Une fabuleuse découverte, première
partie
Les histoires de monstres sont monnaie courante dans
l’imaginaire du commun comme des sages. L’on ne compte plus les livres comptant les épopées fabuleuses et fantastiques de ces hommes aux esprits forts et à la volonté farouches, chassant ou
découvrant des êtres gargantuesques. Il est vrai que l’homme a toujours eu cette formidable force de création pour les choses inexplicables ou invraisemblables, donnant force noms et dessins,
croquis et descriptions, à tout un bestiaire aussi farfelus que grandiose, et si l’on avait dit à Melville que son histoire de baleine était aussi invraisemblable que celle de Jonas dans la Bible,
il n’aurait pas manqué de nous dire que le bon sens n’est pas la meilleure vertu de l’écrivain.
Et pourtant, c’est du bon sens qu’est partie ma propre histoire; le bon sens de prendre un jour un raccourci pour ne point être en retard à un rendez vous fort
important et qui, au fait de me rendre à l’heure au dit rendez vous, me le fit totalement rater. Mais à mon crédit, et à celui du bon sens, j’ajouterai que la découverte que je fis ce jour là, et
qui allait me lancer dans la plus extraordinaire et la plus incroyable aventure, me fit perdre tout sens de l’heure et de la mesure.
Que vous avais je dit à propos du bon sens déjà? Qu’il n’est point l'aumône de l’écrivain? Ma foi, il s’est fort bien trompé alors ce jour là.
Mais reprenons depuis le début, je vous prie. En bon civilisé, je me dois de vous donner mon nom. Je m’appelle Eldran Victorius Macgregor. Issu d’une noble et
honnête famille d’entrepreneur écossaise, émigrée aux états unis d’Amérique, j’ai bénéficié d’une éducation fort convenable quoique bien peu disposée à croire aux élucubrations de ses esprits trop
créatifs qui, à l’orée du XX° siècle, passaient pour de doux rêveurs. Moi même, destiné à reprendre les rênes de l’entreprise florissante de transport et de fret de ma famille, je n’avais que peu
goûté, lors de mon adolescence, et seulement par curiosité, à cette littérature que je ne jugeais non pas médiocre, mais juste divertissante, bonne à lire au coin d’un feu de cheminée avec un verre
de bon whisky ou de cherry. Et il ne m’était jamais venu à l’esprit de pouvoir un jour me retrouver dans l’une de ses situations d’aventures qui nous font rêver; tout du moins, si les désagréments
se limitent à tourner les pages d’un livre. Il est vrai que cette éducation fut aussi le reflet même de la condition de mon père, homme à la fois courageux, téméraire et brave comme tout bon
écossais, mais aussi pragmatique et pratique comme tout nouvel immigrant ayant réussi, et qui se veut plus plus américains que les américains. Seulement, je dois avouer tout de même que dans ma
tendre enfance, les récits de ma terre natale ne m’avaient pas échappé, et ma mère, femme douce et tendre qui m’aimait plus que tout, ne m’avait jamais interdit de laisser court à mon imagination
lors de mes jeux d’enfants. Cette part de moi même, tirée de ma mère, resta cependant endormie pendant très longtemps, et ne devait resurgir qu’à l’occasion de ce qui serait pour moi, la plus
formidable de toutes les aventures.
Nous étions alors en 1897. Je me rendais en toute hâte chez mon oncle dans les Highlands. Le bougre d’homme avait fait parvenir un télégramme à son
frère, mon père, lui intimant de lui envoyer au plus vite son aîné -votre serviteur- pour une affaire qui ne souffrait aucun délai. J’avais alors fait le voyage depuis New York jusqu’à Portsmouth
en Angleterre, à bord d’un des bateaux de fret de la compagnie de Père. Déjà quelque peu malmené par l'Atlantique, qui ne fut pas des plus clément avec nous, je dus supporter encore un périple en
train, de Portsmouth à Londres, pour continuer jusqu’à Edimbourg, en Ecosse, où je pus louer par miracle une voiture à explosion qui devait me mener bon pied bon oeil jusqu’à mon oncle dans les
Highlands. Et comme j’avais pris du retard sur cette partie du trajet, j’avais décidé de prendre un raccourci que mon père et mon oncle me montrèrent jadis, lorsque je n’étais qu’un jeune garçon
tout ému de voir sa terre natale pour la première fois de sa jeune de vie.
Par Logan_Ryubi
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Publié dans : Les Contes du Tavernier
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Gros bisous (l)
Mais tu n'as pas perdu la main!! L'épopée qui s'annonce m'a l'air fort intéressante! :)
Le style est à mon gout et cette premiere partie donne envie d'avoir une suite.
Sinon plus technique, l'ecriture grasse italique blanche explose les yeux........ Si il y avait eu un pavé complet à lire avec cette ecriture, jlaurais pas lu jte le dis tout de suite :D